[SECU] Quelques Bons Trucs à Savoir...

Sécurité en montagne
Les bons trucs à savoir

**I. Marcher Sur La Neige: Les Corniches

Marcher sur la neige, c’est simple lorsque le terrain est plat, mais cela se complique lorsqu’il s’agit de passer des corniches, des crevasses ou des rimailles, ou encore des ponts de neiges. Marcher sur une corniche exige de prendre quelques précautions avant d’y poser le premier pied. Un peu d’observation et quelques conseils seront utiles pour ne pas finir en bas…

    1. Physionomie d’une corniche**

Une corniche est un amas de neige sur une arrête ou au bord d’une falaise. Elle se forme par l’accumulation de la neige qui tombe du ciel, mais aussi et surtout par la neige transportée par le vent.

A mesure de l’accumulation la corniche prend la forme et la direction que le vent dominant lui donne. Remarquons en passant que c’est un bon moyen pour connaître la direction du vent dominant. On peut aussi observé les différentes couches de neige. Une partie de la corniche va donc progressivement se trouver au dessus du vide !

De part et d’autre de la corniche se forment des plaques à vent. L’une du côté exposé au vent, l’autre du côté au vent.

Donc qui dit accumulation de neige et plaque à vent dit danger de rupture!

2. Faire sa trace*

Il va falloir trouver le meilleur endroit pour passer avec le plus de sécurité.

Sur la corniche, c’est trop risqué, elle peut s’écrouler. d’autant plus que l’on ne voit pas s’il y a du rocher sous la neige, et qu’une bonne partie de la corniche est suspendue au dessus du vide…

Sur les plaques à vent… bon y a pas besoin de dire que là, il y a danger de rupture de la plaque.

Mais où alors ? L’endroit le plus sûr est l’espace entre le pied de la corniche et le haut de la plaque à vent du côté exposé au vent.

Pourquoi ? Un, parcequ’ on est pas sur la corniche, donc il y a du rocher en dessous. Deux, parceque le côté exposé au vent a été soufflé, donc la plaque à vent est moins importante et les couches de neige plus stables.

3. Traverser une corniche*

Il arrive qu’après avoir peiné pendant plusieurs heures pour remonter un couloir, on se trouve nez à nez avec la face abritée au vent d’une corniche de 5 m, tout en dévers ! On va tout de même pas grimper dessus, et on ne va pas redescendre ! Donc, avec une bonne pelle on va creuser un tunnel jusque de l’autre côté. Attention à ne pas creuser trop bas, la neige c’est pas trop dure à creuser (enfin quand on est pas fatigué), mais le rocher faut un marteau piqueur ! Alors autant rester dans la couche de neige…
II.Sauvetage en crevasse
1. Les crevasses*

Les crevasses font partie des dangers de la haute montagne. Elle se forment aux ruptures de pentes sur les glaciers (voir les glaciers). L’été, lorsque la couche de neige est peu épaisse, on voit la plupart d’entre elles. L’hiver, elles disparaissent sous l’épais manteau.
C’est pourtant en été que le risque est plus important. Malgrès le fait que nous pouissions voir la majorité d’entre elles, il en reste quelques unes chachées sous une épaisseur variable de neige fragile en cette saison. On marche dessus et plouf !
En saison estivale, la neige n’est plus accumulée du fond à la surface, mais forme de dangereux ponts de neige. Si quelquefois ils sont repérables (léger affaissement, ou distinction du bord de la lèvre de la crevasse), d’autres fois ils sont indécelables.
Plus dangereux encore, la transformation rapide de la neige l’été peu rendre un pont de neige praticable le matin très tôt, et infranchissable quelques heures plus tard pour la descente !
Pour éviter les ponts et crevasse, l’iténéraire sur glacier est donc souvent sinueu…

2. Encordement*

La première chose a faire lors de la marche sur glacier, c’est de s’encorder par deux ou trois personnes. S’il y a chute, elle sera courte, et peu dangereuse. Les risques de blessures étant très fortement diminués. De plus les manoeuvres de sauvetage seront bien facilitées.

3. La chute*

Si vous êtes encordés, la chutte sera de quelques mêtres, la corde vous stoppera. Vos coéquipiers devront pour cela être vigilants !
La profondeurs des crevasses est variable, de quelques mêtres à quelques centaines de mêtres (en Alaska par exemple).
Les parois de la crevasse sont en glace. Le gouffre n’est pas parfait, il y a quelque fois des vires, d’autres ponts de neige inférieurs, qui peuvents eu-même ceder sous le poids.

4.Sauvetage - mouflage*

Si la personne est consciente après la chute la première chose a tenter est de remonter seul, assuré par son coéquipier (piolet, cranpons, echelle de corde, remontée sur corde fixe…).
Si ce n’est pas possible, il va falloir faire un mouflage. C’est quoi un moufflage ! Ca sert à remonter une personne en tirant par le haut. Mais comme un alpiniste tou nu c’est déjà costaud et lourd, et qu’avec son équipement c’est encore pire, il est impossible de le remonter à bout de bras. On utilise donc un montage à base de renvois de cordes (comme pour un palan) de façon a démultiplier notre force (les épinards c’est que pour les enfants et Popeye) - voir schémas.
Note : la petie cordellette (en vert) qui relie les autoblocant doit faire 2 mêtres minimum.

Quelques conseils pour le mouflage

  • toujours prévoir le matériel nécessaire lors de marche sur glacier…

  • installer en prévision un autobloquant au bodrier lors de l’encordement. Ca facilite bien les choses y paraît.

  • faire attention à la lèvre de la crevasse qui est faite de glace tranchante et peut couper la corde. Même si au début il y a de la neige, la corde va finir par s’enfoncer et peut atteindre le niveau de la glace sous la traction. Il faut donc prévoir quelquechose pour protéger le passage de la corde, classiquement le manche d’un piolet.

  • la réserve de corde faite lors de l’encordement sera utile pour réaliser le mouflage et/ou passer du matériel à la personne en bas.

  • l’ancrage principal du mouflage doit être très sur ! Manche du piolet planté (enlever la neige tendre du dessus), corps mort enfouit sous la neige (gros sac à dos entouré d’une corde, dead man…), broche à glace, rocher, etc.

  • essayer chez soi avec un copain d’en faire un parceque c’est pas facile quand on a pas le schémas sous les yeux, ou quand on panique, ou s’il fait nuit, ou…

III.S’abriter en montagne
*1. Le refuge

Il existe deux sortes de refuges. Les refuges gardés et les non gardés.
Pour passer la nuit dans un refuge gardé, un minimum de savoir vivre est indispensable. Ce sont des endroits souvent petits, bien remplis en été, et où le confort est minimal pour certains. Il faudra s’acclimater d’un minimum d’espace et de temps pour manger, et des ronflements des autres pour dormir. Quelques règles élémentaires sont de coutume : aider à ranger, se faire discret, réserver à l’avance votre nuit et ne pas insister si le gardien vous dit que c’est plein, se présenter en arrivant au gardien et lui donner des infos sur votre itinéraire, vos horaires de réveil et vos commandes.
Les refuges non gardés sont encore plus spartiates. Personne n’est là pour vous accueillir et vous faire la bouffe. Souvent il faut déneiger la porte d’entrée. Et tout bien remettre en place en partant (fermer les ouvertures, ne pas laisser d’ordures,…). Quelquefois une pelle est disponible, il faudra la ranger à sa place.
Les refuges gardés en été sont souvent sans gardien en hivers.

    1. La tente

Son utilisation est silple et efficace pouvu qu’on ai pris un bon modéle : double toit incorporé, montage rapide type tunel, tapis de sol isolant, etc. Les qualités thermiques des tentes modernes sont très bonne, et entourée d’un muret en neige ou en pierre, ces qualités seront dédoublées. Bien penser à fixer corectement la tente s’il y a du vent (piquets, batons, crampons, etc). L’inconvéniant de ces tentes est leur poids, l’encombrement et le fait qu’il faut les transporter…

*3. L’igloo

Un igloo est un moyen très très éfficace de s’abriter. Outre sa robustesse, ses qualités thermiques sont très bonnes s’il est bien réaliser. N’oublions pas que c’est la seule habitation utilisée par les esquimaux ! Les inconvéniants tiennent au faits qu’il faut compter environ 5 heures pour construire un igloo, qu’il faut être au minimum 2, que la neige doit être d’une qualité adéquate (ferme et un peu compacte) et qu’il faut savoir le faire. Une neige fraiche, ou au contraire mouillée ne permettra pas la construction de l’igloo. De plus il faudra disposer d’une pelle voir d’une scie. L’igloo est donc à réserver pour une utilisation répétée et lorsque l’on a le temps et la force. Il faut beacoup de calories pour le construire.

Construire un igloo

Le terrain
Choisir un terrain plat et non exposés aux dangers naturels. S’il n’est pas plat, il faut l’aplanir. Il faut un endroit où la neige est compacte.

Préparatifs
Traver un cerlcle de 2.50 m sur le sol. Matériel : une pelle, des gants de rechange et beaucoup de temps : environ 5 heures à deux personnes. Prévoir d’être au minimum 2 personnes. En option une scie à neige peut servir.

Construction
Dans un premier temps vider la neige dans le cercle. Ce sera toujours ça en moins en construire en dure. Garder cette neige pour faire les premières briques.
Tailler des briques de neige compactes d’environ 70x40x25. Puis monter les mur en disposant les briques en spirale le long de la ligne du cercle, un peu incliné vers l’interieur. Arrivé en haut, fabriquer la clef de voute qui s’inserrera parfaitement. Une personne peu rester à l’intérierieur et s’enfermer au fur et à mesure afin que faciliter la tache.
Ensuite il faut creuser l’entrée, du côté oposé au vent. L’entrée doit être à moitiée dans le sol et à moitié sur le mur.
A l’interieur il faur lisser les parois avec de la neige pour éviter que des goutes d’eau ne perlent un peu partout.

La fosse à froid
Dans l’igloo, creuser une fosse et y mettre une bougie ou toute autre source de chaleur. ATTENTION pas trop chaud, la neige ça fond ! Mais tout ce qui peut maintenir l’équivalent d’une flame de bougie (lampe à huile, alcool à bruler, etc).

A l’interieur tu peux aménager ta nouvelle “villa” comme tu le veux : banquettes, tables en neige… Pour dormir, prévoir un matela isolant

*4. Le trou à neige

Le principe est de creuser un trou assez profond pour permettre de s’abriter. il faut donc trouver un endroit où il y a assez de neige pour le faire. Les qualité d’isolant de la neige (90% d’air) sont telles que sans rien faire d’autre qu’un trou on peut gagner 20°C par rapport à l’extérieur ! Avec une bougie et une fosse à froid, on peut augmenter bien au delà. Petit conseil, creuser avec une légère pente montante, permet d’augmenter l’effet fosse à froid. En complétant avec des murets, c’est le top. Là aussi il faut au minimum une pelle.

Construire un trou à neige

Le terrain
Choisir un terrain ou, il y a assez de neige et non exposés aux dangers naturels. S’il n’y a pas de couche de neige assez profonde pour faire un trou, chercher un endroit ou le vent aurait pu amasser de la neige.

Préparatifs
Matériel : une pelle, des gants de rechange.

Construction
Faire un trou en légère pente montante avec la pelle comme sur le schema ci-contre.
A l’interieur il faur lisser les parois avec de la neige pour éviter que des goutes d’eau ne perlent un peu partout. Faire un trou d’aération.
Creuser le trou de sorte que l’entrée ne soit pas face au vent. On peut boucher l’entrée avec son sac ou de la neige à condition d’avoir une bonne arération dans le trou.

La fosse à froid
Creuser une fosse et y mettre une bougie ou toute autre source de chaleur. ATTENTION pas trop chaud, la neige ça fond ! Mais tout ce qui peut maintenir l’équivalent d’une flame de bougie (lampe à huile, alcool à bruler, etc).

*5. La hutte

La hutte est une variante du trou à neige et de l’igloo. Le principe est de disposer de tous ce que l’on a sous la main (sac, ski, etc) pour former une masse que l’on recouvre de neige (60 cm) et que l’on évide par l’interrieur.

Construire une hutte

Le terrain
Choisir un terrain non exposés aux dangers naturels…

Préparatifs
Matériel : une pelle, des gants de rechange, des batons d’au moins 60 cm. Prévoir entre 2 et 3 heures (il faut laisser geler)

Construction étape 1
Disposer toute sorte d’objets volumineux en faisant un tas. Puis les recouvrir d’environ 1m de neige par couches successives (2 ou 3). Entre chaques couches lisser et laisser sécher 1/2 h. A la dernière couche laisser geler 1h. On peut aussi faire une variante en recouvrant en une seule couche de 1m et laisser geler.
Pendant que ça gèle, planter plusieurs batons d’au moins 60 cm de l’exterieur vers le centre, sur une profondeur de 40 cm.

Construction étape 2
Pratiquer une entrèe (du côté opposé au vent si possible) vers le bas comme pour un igloo et sortir les sacs et autres objets qui étaients dedans. Puis à partir de cette cavitée, évider de l’interrieur jusqu’au niveau de l’extrémité des batons plantés au part avant. On obtient ainsi une jolie hutte.
A l’interieur il faur lisser les parois avec de la neige pour éviter que des goutes d’eau ne perlent un peu partout. Faire un trou d’aération.

La fosse à froid
Creuser une fosse et y mettre une bougie ou toute autre source de chaleur. ATTENTION pas trop chaud, la neige ça fond ! Mais tout ce qui peut maintenir l’équivalent d’une flame de bougie (lampe à huile, alcool à bruler, etc).

6. Le bivouac*

Le bivouac, c’est dormir à même le sol dan un endroit naturel. Là, il faut avoir les nerfs solides, et ne pas être frileux. Un bon sac de couchages est indispensable. C’est à réservé l’été, car s’il fait trop froid on fini en steack congelé !

7.Quelques conseils pour bien s’abriter*

Pour s’isoler du froid, un tapis de sol est un bon moyen de gagner des °C. Certains modèles avec couche réflechissante sont très bons. Dans le même ordre d’idées, le revètement de sol de la tente doit être isolant et résistant.
Pour augmenter la chameur à l’interrieur de l’abris, une bougie, de l’alcoll solide ou une lampe à huile allumés seront de précieux moyens pour faire monter la température. Avec un -25°C dehors, on peut arriver à obtenir une température positive à l’intérieur avec une simple bougie !
S’abriter du vent est le meilleur moyen de gagner de la chaleur. Quand on sait que le refroidissment dû au vent peut faire baisser la température de 20 °C, il faut en être conscient. Il faut donc rechercher tous ce qui peut protéger du vent : mur de neige, de pierre, versant abrité, etc… L’entrée de l’abris devra se trouvée à l’opposée de vent si possible.
Enfin, il faut faire attention à l’endroit ou l’on va construire ou monter son abris : pas dans un couloir d’avalanche ou sous un sérac. Faire attention aux chutes de pierres, aux lieu à risque en cas de foudre, etc. Sur glacier, la moraine est un bon endroit.
Tu es maintenant paré à toutes éventualités! En cas de pépin, tu sais ce qu’il te reste à faire… **

Ouaou trop trop trop … (et j’en passe) beau sujet, il est vraiment niquel, long a lire mais complet

WAW… J’ai appris plein de truc, aujourd’hui, je vais bivouacquer dans mon lit douillet…

Un topic bien intéressant et c’est utile de savoir tout ça…!

Magnifique snowrideuze !!!

magnifique topic, a lire absolument pour tout ceux qui cotoient les cimes