[TRIP REPORT][SURF/KITE] Une semaine à Dakhla, Maroc

Attention : méga-pavé.

Durant la pause d’automne, nous avons passé une semaine à Dakhla, au Maroc, avec ma copine et un couple d’amis. L’objectif était de faire un peu de surf et un peu de kite surf. L’endroit nous a été recommandé par plusieurs personnes : une péninsule crée un lagon assez long (environ 40 km), protégé des vagues et constamment soumis au vent. On y trouve donc des spots particulièrement adapté au kite, et comme il s’agit de la côte atlantique, quelques spots de surf.

Ma copine et moi avions déjà eu une introduction en surf (2 jours pour elle, 7 jours pour moi). Les autres n’avaient jamais tenté mais par contre avaient déjà touché un petit peu au kite. L’un en était au waterstart après 3 jours de pratique en mer du nord cet été. Sa copine était déjà un peu plus expérimentée mais reprenait à la suite d’une longue pause.

Aller à Dakhla

Dakhla est une ville plutôt isolée plutôt au sud sur la côte atlantique marocaine. Jusque dans les années 80, elle faisait même partie d’une région séparatiste, le Sahara Occidentale. La ville a tout de même 100’000 habitants et un tout petit aéroport. C’est probablement le meilleur moyen de s’y rendre, l’autre étant une longue traversée par la route depuis le nord du Maroc. Au moment où nous avons réservé nos billets, il n’y avait pas de liaison directe et il fallait faire une escale, dans notre cas à Casablanca. Le développement du kite dans la région devrait mener à une meilleure offre, notamment depuis Paris.

Pour les ressortissants européens et suisses, un passeport valide suffit à rentrer.

De ce qu’on a pu voir, les euros étaient généralement acceptés et retirer de l’argent était plutôt difficile, notamment si vous devez payer des montants correspondants à 4 ou 5 jours de cours de kite.

Logement

La région est plutôt isolée et assez peu développée. La réputation du spot de kite a conduit au développement d’une offre plus que suffisante en hôtel de type camp de bungalows. On en trouve en particulier tout plein dans la partie nord du lagon, à 30 km de la ville, juste à côté des principaux spots de kite. Nous avons choisi, sans vraiment nous rappeler pourquoi, West Point, qui se trouve plus près de la ville, sur la côte atlantique, juste à côté d’un spot de surf (c’était notre objectif principal au départ.)

West Point est un hôtel tout récent et lorsque nous y sommes arrivé, nous étions les seuls clients. Les bungalows y sont très confortables et la nourriture est très bonne, soit sous forme de buffet le weekend, soit soit forme de menus la semaine. Les menus étaient très copieux, même à la fin d’une journée passée à barboter dans l’eau attaché à une voile.

West Point gère son offre d’activité sportive en collaboration avec un autre camp de bungalow, Dakhla Attitude, qui se trouve au nord du lagon, très bien placé pour le kite. Du coup, une navette est organisée pour s’y rendre, et du coup, West Point convient très bien pour les deux activités que l’on prévoyait, avec l’avantage d’être un peu plus au calme, pour nos habitudes de trentenaires casaniers, par rapport à Attitude qui a l’air un peu plus orienté fiesta (et qui était nettement plus rempli quand nous sommes allés visiter.)

Surf

La partie sportive de notre trip n’était pas organisée de manière très précise, parce que nous n’avions pas tous les mêmes objectifs.

On est parti en ayant le contact d’un moniteur travaillant à Wind City Dakhla ainsi qu’en ayant vérifier avec l’hôtel qu’une réservation n’était pas nécessaire (l’hôtel étant vide de toute manière…)

Le dimanche, en attendant d’avoir des nouvelles du moniteur de Wind City, nous sommes allés voir au centre sportif de l’hôtel s’il était possible de faire une session de surf dans l’après-midi. Comme on est au Maroc, c’était forcément possible et nous nous y sommes mis, en prévenant être de grand débutant, pour une session de 2h.

Le spot est à 1 minute du camp, il parait pire séduisant, avec une jolie vague qui suit la plage pendant un bon moment. On prend nos planches mousses, nos combis, on descend sur la plage. On fait un échauffement minimaliste, un peu yoga, puis on entame la dry practice. Rien de surprenant. On passe assez vite du paddling au geste de se lever sur la planche et à quelques petites corrections de position.

Et puis on va dans l’eau. Et c’est là que ça part en couille. Les instructions sont minimales. Le coach n’a rien expliqué concernant ce que nous allions faire dans l’eau, ni des règles de sécurité, ni du principe général. Donc on commence à barboter sans vraiment de consigne.

Mais c’est pas tout. Le spot est en deux parties : un petit triangle sableux du côté de l’hôtel, un coin rocheux et le spot principal, qui suit la diagonale faite par la vague et qui mène à la plage en contournant les cailloux. Bon, ça parait simple mais en vrai assez vite après le début de la session, je me retrouve dans les cailloux, très loin du petit triangle sableux avec le coach et les baigneurs, et je commence à m’écorcher les pieds petit à petit en essayant de sortir de l’eau.

On retrouve le chef sur la plage, qui se moque gentiment de nous en nous expliquant qu’il faut pas aller dans les cailloux, genre trop lol ces petits suisses. En fait, la partie caillouteuse est très étendue, la partie sableuse plutôt petite et pas vraiment utilisable du fait des baigneurs.

Je réessaie un coup en suivant le conseil du chef de partir depuis derrière les vagues, comme les grands, et de prendre mes vagues loin vers la droite, pour contourner les cailloux.

Après avoir galéré tout seul un moment au départ des vagues, je me dis que je vais retourner sur la plage en prenant des mousses. Je passe à deux doigts de la catastrophe en voyant que même très éloigné du point de départ, je suis encore dans les cailloux, qui filent au-dessous de moi, à 10 cm de ma planche. Les ailerons me bloquent et je finis les derniers mètres en me coupant les pieds. Je retrouve les autres et le constat est un peu le même : mon pote s’est arrêté sans même avoir vraiment tenter l’exercice, après s’être fait roulé dans les cailloux.

Une partie des baigneurs est partie, et on retente quelques mousses, mais même ainsi, le couloir utilisable à notre niveau est vraiment restreint, et on s’arrête un peu dégoûtés. Le coach nous dit qu’on ne paie pas la session et qu’on pourra reprendre le lendemain… Mais en vrai personne n’a envie de tester à nouveau le spot à cailloux, pas vraiment adapté à des débutants complets.

Le soir, nous rencontrons finalement le moniteur de Wind City dont nous avions le numéro. Les prochains jours ne sont pas très favorables au kite, alors on prend rendez-vous pour une deuxième séance de surf, dans un spot qu’il nous garantit sans caillou.

Et c’était vrai! Le lundi, donc, un deuxième moniteur de Wind City vient nous chercher à l’hôtel dans une vieille R19 avec 5 boards arrimées sur le toit et on se rend dans un deuxième spot, 10 minutes plus au sud. La séance est un peu plus construite, notamment sur les règles de sécurité et sur l’avance contre les vagues.

On commence, puis rapidement il nous fait partir à l’arrière des vagues pour essayer de nous pousser à chacun notre tour. Ma copine arrive à se lever sur sa première tentative, ce qui motive tout le monde, mais on se retrouve finalement tous à se prendre des gros tours de machine à laver : les vagues sont trop grosses pour débuter et le moniteur nous propose de nous déplacer vers un autre spot, tout au sud de la péninsule.

Le deuxième spot de la journée est totalement parfait par rapport au niveau de notre équipe : les vagues arrivent avec un angle très prononcé et on peut faire une boucle en avançant vers le large parallèlement aux vagues, en un prenant une ou deux, et en remontant les vagues par la plage! Magie et grosse motivation pour tout le monde. On fait durer longtemps la session, malgré un soleil qui devient tuant. On s’arrête avec un grand sourire, mais aussi la constatation que la condition physique n’est pas encore là, notamment pour l’explosivité au paddling! On rigole de nos tentatives qui auraient très bien pu aboutir, mais où nos bras ont refusé de nous lever, nous bloquant dans la position de l’otarie.

Kite

Nous avons pris des cours de kite du mardi au vendredi, en variant entre 2 sessions (matin et après-midi) ou une grosse session l’après-midi.

Les cours se sont globalement bien passé, avec une prise de contact progressive avec la voile et les différentes manipulations (la lever, la poser, remonter au vent en marchant, etc). J’avais peur que ces étapes nous prennent beaucoup de temps avant d’arriver au moment d’essayer de mettre la planche, mais nous avons pu nous attaquer au « water start » en fin de deuxième journée.

Les 3ème et 4ème journées ont servi à consolider ce water start puis la stabilisation de la voile.

Nous avons utilisé deux spots de kite différents : l’extrémité de la lagune et le « dream spot » un poil plus au sud. À marée haute, ces pots sont très étendus avec une faible profondeur d’eau. C’est très intéressant pour débuter, puisqu’on peut se lever en cas de chute, et ne pas être emporté trop loin par la voile quand il s’agit de la relever.

Le sport le plus proche que je connaisse en comparaison était le wakeboard et c’était clairement moins fatiguant en terme musculaire (on se fait tracter par le baudrier et pas par les bras). Par contre, la fatigue générale est assez saisissante, entre la concentration pour le travail avec la voile et la combinaison du vent et du soleil. Au coucher, et même encore le jour d’après dans les halls d’aéroport, on sentait encore la traction de la voile dans le baudrier

Plus et moins :

  • Le spot de surf du deuxième jour ;
  • Les paysages désertiques, très beau et que je n’avais jamais vu ;
  • L’hôtel confortable et calme, avec le bruit de la mer ;
  • Les spots de kite super adaptés pour les débutants ;
  • Le dépaysement
  • Les moniteurs locaux
  • La déconnexion entre l’industrie du tourisme et l’économie locale. Il ne semble pas que la ville profite beaucoup du tourisme et les spots sont exploités par les touristes, avec beaucoup de chantiers en cours!
  • Le cours de surf dans les cailloux ;
  • Le spot principal de kite est plutôt blindé en milieu d’après-midi ;
  • Peu d’indépendance (organisation « tout comprise » avec peu d’alternatives) ;
  • Les prix (les cours de kite en Allemagne coûtent moins cher!)

En conclusion, c’est pas dit que je retourne là-bas, mais par contre si j’ai l’occasion, je réessaierai sûrement le kite, qui est (avec le surf) une bonne excuse pour voyager.

Pas evident quand le moniteur ne te donne pas les bonnes infos! Surtout si pas vraiment de fond en surf t as vite fait de te faire mal!

Huh j’ai un peu oublié de terminer ce post.

En résumé le reste de la semaine s’est très bien passé. Le kite est plutôt intéressant à apprendre par rapport au snowboard. Il y a pas mal d’éléments à mettre en place concernant la voile avant de pouvoir comment à rider, mais le sentiment d’apprentissage est vraiment sympa, donc on s’ennuie pas vraiment en attendant d’être prêt à rider.

Ouais venant du snow, c est la voile qui prend le plus de temps, une fois que t as compris ca passe tout seul.

Le truc qui me gonfle le plus perso c est qu a chaque fois j ai pas de vent… Du coup je prefere aller rouler

Pareil j’ai commencé aussi le Kite au final le ride c’est pas le problème mais c’est vraiment la voile qui fait le taff… Le truc relou c’est quand tu fais tomber la voile dans l’eau tu perds vla le temps à la relever si t’es au large alors qu’en snow tu tombes tu te releves direct … l’apprentissage est bc plus long

J’ai complété mon post!

Si tu c d’ou viens le vent N,S,SE,SO,E…l’aile ce lève facile (hervé a du vous apprendre au tout début)

Ouai mais faut un minimum de skill en pleine mer pour la relever si jamais elle tombe et que le vent est pas terrible

En fait il faut surtout du vent

le kite en dessous 15 nœuds c’est chiant (sauf avec un foil on peut s’amuser bien quand même)
à partir de 15 nœuds ça devient intéressant.
entre 20 et 30 nœuds c’est la meilleure plage de de vent pour faire plein de choses.
à partir de 30 nœuds ça devient top pour se faire une session de cochon pour envoyer du gros saut.
au dessus de 40 nœuds c’est un poil extrême mais ça peut être dantesque.

Et ouaip à chaque fois j’ai eu que 10-12noeuds grand max du coup vraiment pas terrible pour commencer, je vais attendre les beaux jours et m’y remettre

Venant du windsurf + de 25ans, a 15noeuds tu es au taqué en kite, alors qu’avant en planche de slalom ,il fallait avoir 6m de voile et pas vraiment l’éclate sans parler du nombres de matos planches,Whish,mats,voiles ! et en planche de vague ! visé sur la plage si pas 20/30n
Il n’y avait quand planche de régate (creuse) qu’on bombarder a fond sur la tranche a 10/12 noeuds (mais pas trop les mêmes sensations !! )

Un peu léger sauf pour capter le maniement ! Tu partais de la plage ou en bateau et mise a l’eau au large.