Hier j’avais RTT. Un de mes deux cohéquipiers m’appelle en début de semaine pour me dire qu’il s’est blessé et est probablement out pour au moins 1 mois. Le deuxième appelle deux jours plus tard pour dire qu’il est retenu au boulot et ne sera pas dispo avant le début d’après-midi.
Qu’à cela ne tienne, il fait beau, ma femme ne travaille pas ce matin, la nounou n’est pas contre les heures sup et l’ainée est à l’école. Autant en profiter et se faire une sortie cool en couple.
Direction la Ruchère donc, pas au parking normal pour les randonneurs, mais à la station de fond.
On suit un itinéraire balisé dans une forêt très jolie et vallonnée, suffisament espacée pour qu’il y ait des spots sympa un peu partout. Le chemin n’est pas très compliqué à suivre. Un peu avant Tracol, je décide de suivre une trace non officielle de raquettes car ça va plus dans la bonne direction. Gagné: c’est un bon raccourci par ces conditions de neige encore dure du regel nocture. On ne tarde pas à arriver dans la belle clairière sous le col de l’Aliénard que l’on rejoint en prenant bien le soleil. Arrivés au col, même ma femme (qui n’a pourtant pas pris sa planche pour la descente de peur de retomber sur son pouce à peine guéri d’une entorse) se laisse tenter par la belle pente de la crête au-dessus et sa vue sur les sommets principaux de la Chartreuse et des environs. Pendant qu’elle redescend cette même pente, je me prépare donc pour la descente. La neige n’est pas encore transformée sur cette face Ouest et ça ne restera pas dans les annales. Qu’à cela ne tienne, pendant qu’elle redescend encore de quelques mêtres, je remonte de l’autre côté du col, face Est. Là je trouve une super neige transformée sur une épaisseur largement suffisante. La clairière en dessous est presqu’aussi bonne. Ensuite c’est le chemin de retour. Après quelques passages un peu remontants, nous rencontrons un groupe bien sympa. Ma femme me dit de me faire plaisir, et qu’elle descendra avec eux. Je décide donc de couper à travers bois. Bien m’en a pris: c’est ridable presque partout, il suffit de faire un peu attention où l’on va et d’éviter de se retrouver dans les quelques cuvettes (qui doivent avoir une petite faille dans le calcaire dessous, sinon ça ferait des lacs) pour trouver un itinéraire assez cool. La forêt laisse passer un peu de lumière et du coup c’est pas trop dur.
Arrivé aux pistes de fond, comme je suis pas un sauvage et que je respecte le travail des autres, je choisis de me faire une petite traversée ascendante dans la bonne direction, qui me permet de rechausser un peu plus haut et de rejoindre en glissant dans un petit bois bien sympa l’itinéraire raquettes au niveau de l’auberge, où j’arrive pile en même temps que le groupe.
Une fois sur place, comment résister aux fantastiques repas préparés avec beaucoup de soin à partir de produits régionaux par le maître les lieux? J’en sais rien, j’arrive jamais à y résister. C’est vraiment le truc idéal pour conclure une petite rando ici.
Voilà quelques photos de ride:
Vous pouvez jeter un oeil au topo dans le deuxième post de ce sujet (avec d’autres photos des lieux.