val-0 à 22:56 le 22/10/04
  Camille Jaccoux
CAMILLE JACCOUX




icon_arrowr.gifInfos personnelles

Nom : Camille Jaccoux
Age : 28 ans
Home : Chamonix


icon_arrowr.gifSponsors :

Salomon, Arnette, Da Kine, Pull In, Chamonix


icon_arrowr.gifInterview :

interwiever: Salut Camille. On est chez toi, à Chamonix... tu as toujours habité ici ?
Camille Jaccoux : Je suis originaire d'ici mais mon père avait un logement à La Plagne, et on passait une bonne partie de l'hiver là-bas. A 8 ans, je me suis mis au ski artistique et acrobatique. La Plagne avait un club très réputé donc, j'y suis resté un bon moment.



I : C'était quoi ces disciplines ?
CJ : Il y avait 3 disciplines distinctes : bosses, ballet (danse sur neige) et saut (ski accro). C'était une très bonne école. J'ai pratiqué les 3 pendant 7 ans et à 15 ans, je me suis spécialisé en bosses.



I : Tu n'as jamais fait d'alpin ?
CJ : Non, jamais. Tous mes potes faisaient du freestyle, ça me semblait naturel.



I : Vous étiez un peu les punks du ski, alors...
CJ : Oui, il n'y avait pas de snowboard à ce moment là et on était super mal vus par les alpins. On était un peu les originaux de l'époque.



I : Qu'est-ce qui a fait que tu as lâché les bosses ?
CJ : A l'époque où j'avais le niveau pour entrer en Coupe du Monde, j'avais envie d'autre chose, et ça devenait un peu trop structuré. J'ai donc fait une pause pendant 1 an ou 2 et quand je m'y suis remis, c'était juste au début de cette nouvelle ère du ski.

I : Après ce break, pourquoi as-tu choisi de revenir à Chamonix ?
CJ : En fait, j'ai redécouvert Chamonix il y a 5 ou 6 ans. J'étais blasé des grosses stations-usines. J'y avais grandi une bonne partie de mon enfance et je ne supportais plus de vivre là-dedans. A Chamonix, j'ai trouvé un bon compromis entre la montagne et un petit côté citadin très cosmopolite, avec des gens qui viennent de partout, et dont beaucoup vivent ici à l'année. Et puis j'ai aussi découvert un autre type de ride avec les grosses montagnes d'ici.

I : Freestyle ou freeride ?
CJ : Plutôt freeride. J'aime aussi faire quelques tricks simples, mais sur un terrain freeride.



I : Tu as aussi essayé de créer ton propre style...
CJ : Oui. Je fais pas mal de snowboard et j'ai toujours adoré le côté smooth de ce sport. Maintenant avec l'évolution du matos de ski, on peut faire de nouvelles choses et j'essaie de travailler des positions proches du snowboard avec les bras le long du corps, des attitudes plus cools qui n'existaient pas avant.

I : Tu as un côté assez citadin aussi pour un montagnard...
CJ : Mon père est guide-voyageur. Il a fait beaucoup d'expéditions et m'a fait beaucoup voyager. On a souvent habité en ville et ce double besoin d'influence urbaine/montagne m'est resté. Je ne pourrais pas rester tout le temps à la montagne.



I : Où vas-tu rider en général ?
CJ : Je vais quasiment tout le temps rider à l'Aiguille du Midi, avec Bruno Compagnet. On arrive tout de suite à 3800 avec la benne et une fois là-haut, il y a énormément de choses à faire.

I : Un autre type de ride...
CJ : Bien sur, c'est complètement différent. C'est de la haute-montagne. On est tout le temps sur un terrain glacier, il faut être équipé, cordes, baudrier, crampons, et surtout, il faut savoir se servir du matériel. Mais c'est comme tout, c'est un apprentissage nécessaire.










icon_arrowr.gifCrew de Camille:

http://www.vilains.com

Les vilains, une philosophie puriste.

Créé il y a environ deux ans et demi, le groupe des Vilains kiffe autant la ville que la montagne Bizarre me direz-vous, mais finalement pas si con que ça ! Sans être institutionnalisé, ce " crew officiel " sans pourtant l'être, commence sérieusement à se faire remarquer.


Il faut bien le dire, depuis un peu plus de deux ans maintenant, le ski connaît un certain renouveau dans le monde de la glisse. Et ce, grâce à des garçons comme Julien Régnier, précurseur de la new-school en freestyle, ou encore Camille Jacquoux qui sillonne la planète en quête d'immenses champs blancs
Grands potes depuis l'enfance, les deux acolytes ont voulu créer quelque chose avec une philosophie bien à eux.


camille:


Et oui, tous deux fortement attirés par la ville et le skate, ils avaient envie parler de leur discipline à d'autres gens. En fait, même si les 15 000 lecteurs de la presse spécialisée représentent la base ; le concept, c'est de montrer le " vrai ski " à tout le monde, pour que le sport devienne plus médiatique et plus gros.

Mais attention, " il faut dévoiler le ski d'un côté créatif et esthétique. "Touché par toutes les formes d'art : la peinture, l'architecture, la photo Julien pense que le ski et la glisse en général, sont aussi une forme d'art à part entière.

" Une courbe dans la neige, un grind sur un curb, c'est magnifique, il y a un côté artistique à chaque fois que tu travailles avec un photographe, c'est de l'art aussi. "


Julien Régnier:


Aujourd'hui, les Vilains, c'est un noyau dur de huit riders, qui revendiquent un état d'esprit. De nos jours, la glisse est très tendance, elle inspire beaucoup le marketing, la pub Et bien les Vilains revendiquent l'authenticité des " sports extrêmes ".
Cependant, le ski rencontre quelques difficultés car il est moins considéré dans la culture " ride ". " Avec les cinq millions de parisiens qui partent en station chaque année, le ski est trop vite catalogué. Et les skaters sont très durs. Si tu ne connais pas quelqu'un dans le milieu "


Benjamin Jean:


En tout cas les Vilains bossent comme des dingues pour se faire reconnaître. Pour expliquer au mieux leur philosophie, ils ont produit une vidéo mais pas n'importe laquelle ! Ils voulaient en fait, réaliser une vidéo de glisse avec un fil conducteur. Le film n'est pas du tout à caractère sensationnel du genre Nuit de la Glisse, mais plutôt artistique, avec un côté fin et créatif. Même si le film est grand public, il n'est pas pour autant commercial. " Les Vilains restent corps, on est pas là pour se vendre. Dans la vidéo, on a mis la musique qui nous plaisait " (Sur une session freeride par exemple, on trouve du classique et du jazz). " On fait les choses pour être d'abord crédible avec nous-même. "




Respectant toujours leur philosophie première : rester intact, entier, vrai eux-même, quoi. Le message du crew se résume en quelques mots : " Les montagnes et les buildings cachent l'horizon, alors on grimpe pour aller voir ce qui se passe de l'autre côté. Il y a des hommes qui modèlent, peignent, sculptent ou dessinent. Ils fixent réalités et illusions. Chacun crée à l'image de sa connotation esthétique. Esthétisme d'une courbe, d'un jump, d'une figure, beauté d'un oeil de femme, fixation de l'image Et bien nous, Vilains par la force de nos fantasmes, nous espérons apporter un certain regard et transmettre un peu de ce beau que l'on oublie trop souvent de contempler. "


icon_arrowr.gifViDéO dEs ViLaInS
  • The Liquid Jibber
  • Super 8
  • Saving Michael
  • French Connection
  • Julien Reignier Lafforgue 2004
Vidéo: la french connection!!!!


source:
http://www.vilains.com
http://www.agoride.com


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